Quel équilibre? C’est une question de survie!

En tant que coach pour cadres et dirigeants, je reconnais l’importance de concilier travail et vie personnelle. J’offre même un programme pour aider les cadres stressés à gérer la tension, souvent dynamique, mais parfois toxique, entre le travail et le temps personnel. Un jour, une cliente potentielle m’a dit avec insistance : « Il n’y a pas d’équilibre où je travaille, un point c’est tout! La seule chose que je puisse espérer est de survivre. Je quitte régulièrement la maison le dimanche soir pour partir en voyage d’affaires dans différentes villes. Les réunions commencent en général à partir du petit-déjeuner et elles se terminent par un dîner tard. Puis, je rentre à la maison le jeudi soir, et je dois être de retour au bureau à 8 h le vendredi matin pour une réunion de gestion. » Elle a poursuivi en disant : « Montrez-moi comment survivre, et je serai heureuse de vous signer un contrat pour vos services! »

Après y avoir pensé longuement, je suis arrivé à la conclusion que sans une certaine harmonie entre sa vie professionnelle et personnelle, cette gestionnaire souffrira très probablement d’épuisement, aussi résiliente qu’elle puisse penser l’être. Alors, la question devient plutôt comment peut-on créer l’harmonie quand nous sommes aux prises avec une dynamique en mode de survie?*

Évitez l’affairement, soyez présent. Nous faisons souvent preuve d’une activité fébrile pour masquer notre incapacité à faire face aux véritables problèmes sous-jacents auxquels nous sommes confrontés. N’ayant aucun répit en vue, nous pouvons devenir proie à des inquiétudes croissantes. En faisant preuve d’un grand état de présence en revanche, nous pouvons entrevoir plus clairement la vraie nature des problèmes et les solutions possibles à portée de main. Cette prise de conscience conduit à une action authentique éclairée.

Accepter le changement. Plusieurs d’entre nous résistent au changement jusqu’à ce que les choses et la douleur qui y est reliée deviennent insupportables. Pourquoi? Les raisons sont nombreuses, mais la principale d’entre elles repose sur la peur du changement et les risques de perte liée à l’inconnu. « Mieux vaut un mal connu qu’un bien qui reste à connaître. » Mais le changement est inévitable en affaires comme dans la vie. Nous pouvons choisir de résister, mais c’est à nos risques et périls. Au contraire, si nous abordons le changement avec ouverture et curiosité, la transition sera beaucoup plus simple.

Simplifiez et simplifiez davantage. Lorsque nous ajoutons continuellement des éléments sur notre liste de choses à faire sans jamais en enlever, notre productivité, notre créativité et notre bien-être en souffriront inévitablement. C’est une question de bon sens, mais c’est une question qui est souvent ignorée.

Pour être efficace, notre dirigeante devra donc : (1) Établir des priorités et enlever un élément de sa liste de choses à faire chaque fois qu’elle en ajoute un nouveau. (2) Ne pas trop promettre et en donner plus. Plusieurs d’entre nous font le contraire, ce qui peut sérieusement nuire à notre réputation. (3) Dire NON! C’est très difficile en effet de dire non à son supérieur... Mais il est de loin préférable de dire non que de dire oui, quand dire oui se terminera par un échec. (4) Et se faire des réserves. Pour être efficace, notre gestionnaire devra se concentrer sur sa présence, la conscience de ce qui fonctionne pour elle et de ce qui ne fonctionne pas être organisée, avoir suffisamment de temps de pause et des intérêts extérieurs, ainsi que rire...

En travaillant sur ces étapes avec ma future cliente, je suis convaincu que je peux l’aider non seulement à survivre au travail, mais aussi l’aider à prospérer...

 

• Cci s’inspire grandement de Personal Groundwork for CoachingTM, produit par Coaching Out of the Box.




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