Vers une économie verte : une collaboration entre le secteur privé et le gouvernement

Par James de Gaspé Bonar Ph. D., CEC, ACC et Paul Bisson MBA, MDH, candidat au doctorat

Nous réfléchissons aux menaces et aux opportunités que l’environnement représente pour la durabilité économique. De nombreuses personnes remarquent que l’économie est de plus en plus éloignée de la nature et des processus naturels. Nos ressources naturelles sont consommées à un rythme insoutenable. Les écosystèmes de la Terre ne peuvent pas survivre au rythme incessant de croissance de la production et de la consommation économiques. L’impact environnemental de la production économique effrénée et de la consommation mondiale est bien connu (voir l’article de James Bonar du 18 février 2017, Durabilité économique et environnement). Les problèmes de déchets et de contaminants sont toutefois complexes, souvent litigieux, et nécessitent des solutions urgentes.

Un des exemples frappants est celui des plastiques. Les plastiques sont sans aucun doute l’une des plus grandes inventions du 20e siècle. Ils fournissent des produits et des emballages légers, utiles et durables au monde. On prévoit que la production de plastique dépassera 700 millions de tonnes par année d’ici 2050. La mauvaise nouvelle est que la plupart des produits d’emballage en plastique ne sont utilisés qu’une seule fois. Le tiers du plastique aboutit dans notre environnement naturel, et il y demeure pendant des siècles (Pour une nouvelle économie des plastiques, Ellen MacArthur Foundation, 19 janvier 2016). Quelque 8 millions de tonnes de plastiques aboutissent dans les océans chaque année (Jambeck et al, Science Magazine, février 2015). Ceci a un effet cumulatif désastreux sur notre habitat. Certaines espèces de baleines, par exemple, sont en voie de disparition à cause de la pollution créée par le déversement de déchets plastiques toxiques dans les océans.

Les entreprises prospères et les gouvernements tournés vers l’avenir comprennent la menace que posent la production, la consommation et les déchets effrénés pour l’environnement. Ils voient aussi l’opportunité de réinventer une économie plus verte et durable pour les générations à venir.

Les plastiques peuvent être produits pour être non biodégradables ou biodégradables. Heureusement, les plastiques biodégradables sont de plus en plus utilisés dans l’industrie pour aider à réduire les effets nocifs des plastiques non biodégradables. Paul Bisson participe à une entreprise très prometteuse entre divers paliers de gouvernement au Canada et une entreprise technologique en biodégradation établie à Londres (R.-U.), Polymateria. La mission de Polymateria consiste à aider à combattre la crise mondiale de la pollution générée par les plastiques par le biais de l’innovation scientifique et de l’excellence. Bien qu’il existe un certain nombre de concurrents dans le secteur du « plastique vert », la plupart d’entre eux sont liés à une technologie particulière, dont, par exemple, les bioplastiques et les plastiques oxobiodégradables. La technologie doit cependant varier en fonction du type d’application. L’avantage concurrentiel de Polymateria est d’offrir aux clients une « solution globale ». Elle leur permet de définir la meilleure technologie et de développer la formule qui convient à leurs situations particulières.

Pour étendre ses activités nord-américaines, Polymateria a considéré établir une usine de production aux États-Unis. Divers lieux ont été explorés, mais ils ont trouvé peu de soutien pour la technologie biodégradable des états et du fédéral. La société a alors chargé M. Bisson d’examiner les programmes incitatifs du gouvernement canadien et d’aider à déterminer les lieux appropriés.

À titre de consultant chevronné en gestion et en gouvernance, M. Bisson possède une vaste expérience dans l’établissement de partenariats entre le secteur privé et le gouvernement. Polymateria a enfin choisi la région de la capitale nationale (RCN) qui comprend la ville de Gatineau (Québec) et celle d’Ottawa (Ontario). La RCN offre le soutien gouvernemental nécessaire ainsi qu’une main-d’œuvre qualifiée et une infrastructure évolutive pour desservir l’ensemble du marché continental. De plus, les coûts de production au Canada sont très concurrentiels. Les maires des deux villes ainsi que la ministre de l’Environnement et du Changement climatique ont accueilli avec enthousiasme l’arrivée de la société britannique de technologie verte. La première phase des activités de Polymateria sera opérationnelle vers la fin 2018. La production totale de la première année est déjà prévendue. L’usine a la capacité d’étendre ses activités à 10 phases d’ici les trois à cinq prochaines années, ce qui créera directement et indirectement quelque 800 emplois hautement qualifiés. Les perspectives de croissance sont grandes, car le marché mondial des bioplastiques devrait atteindre 43,8 G$ US d’ici 2020 (Ankush Nikam, “Bio-plastics Market Expected to Grow at CAGR of 28.8% During 2014 – 2020”, LANEWS.org, 28 décembre 2017).

Cet exemple de collaboration entre le secteur privé et le gouvernement illustre bien l’opportunité que représente pour les collectivités le développement d’une économie innovante et technologiquement attrayante telle que l’économie verte qui est rentable et durable. Paul Bisson et James de Gaspé Bonar se sont engagés à aider les entreprises vertes à relever les défis que représentent le financement et la direction pour leur assurer un succès à long terme.




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